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Prix LEGO 89,99 €
3 marchands · relevé le 13 octobre 2026
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Le LEGO 10338 Bumblebee mérite une place sur une étagère de collection, et sa transformation suffit à la justifier. Le second Transformers de la gamme Icons passe d'une voiture à un robot debout sans qu'on démonte autre chose que le pare-brise, et la brique n'est pas censée savoir faire ça. Le robot qui en sort est bon, sa tête est excellente. Sa voiture est laide, son articulation est pauvre, et ces deux défauts sont structurels : ils tiennent au mécanisme même qui fait tout le mérite de la boîte.
Ce que LEGO a fait
Une transformation qui tient en vingt-quatre étapes
La transformation est l'argument central et elle est tenue. Vingt-quatre étapes séparent la voiture du robot, et le passage se fait sans retirer la moindre pièce, à une exception près : le pare-brise se détache pour venir se replanter dans le dos en jetpack. C'est le seul renoncement, et il est honnête, parce qu'un pare-brise fixé en permanence sur le torse l'aurait épaissi encore.
Tout repose sur un élément créé pour ce modèle, un joint de rotation Technic double à deux extrémités, employé par paire pour relier les sections avant et arrière. Le résultat est un axe central étonnamment ferme : on fait pivoter un torse lourd sans jamais sentir que la structure va lâcher. Le montage lui-même prend entre quatre-vingt-dix minutes et deux heures, et il est conçu à l'envers du 10302 Optimus Prime : on bâtit une voiture, puis on découvre comment elle se déplie. L'ordre change tout, parce qu'il transforme la dernière page des instructions en énigme.
Le robot est bon, la voiture ne l'est pas
En mode robot, les proportions, les jambes et le placement des éléments de carrosserie correspondent de près au design de 1984. La tête est le sommet de la boîte : une lame de hache jaune recolorée fait les cornes, un masque imprimé donne le visage, et une pièce imprimée supplémentaire reproduit les évents du front. Les pneus en caoutchouc sous les pieds assurent une adhérence réelle, et le modèle tient debout en pose dynamique malgré des appuis qui semblent instables.
Les réserves sont nettes, et elles sont deux. Les épaules d'abord : le blindage est massif, nécessaire au pliage, et il ne ressemble pas à Bumblebee. Il raccourcit visuellement les bras et laisse des jours quand on regarde le torse de côté ou de dos, où le mécanisme n'est pas dissimulé. L'articulation ensuite : pas de genoux, pas de chevilles, des coudes à charnière simple qui ne s'écartent pas vers l'extérieur. La silhouette prend un Y vu de profil, et je ne conseille pas de l'exposer autrement que de face.
Le mode véhicule est le véritable raté. La cabine est trop petite pour ses proportions, l'arrière accumule les jours, la lunette arrière est d'une étroitesse bizarre, les tenons restent apparents au-dessus des feux, et le coffre laisse un écart que rien ne ferme. Les 22 cm de long le rendent de surcroît démesuré à côté du camion d'Optimus Prime, ce qui interdit d'exposer les deux Autobots ensemble sous cette forme. Verdict : ce set est une pièce d'exposition en mode robot, vue de face, et le reste du temps son second mode n'est qu'une étape de la démonstration.
Le casting
Aucune minifigurine dans cette boîte, et c'est cohérent : la figurine, c'est le modèle lui-même, 25 cm debout en mode robot. Ce qui remplace un casting ici, ce sont les moules et les impressions, et ils sont généreux.
Deux pièces sont nouvelles. Le quart de cercle incurvé en jaune, employé en passage de roue, comble une case qui manquait pour fabriquer des arrondis. Le bras Technic à charnières à clic sur chaque face, lui, ouvre des possibilités de mécanique articulée bien au-delà de ce set. S'y ajoute la lame de hache jaune, recolorée pour l'occasion, qui sert de corne.
Les impressions sont le vrai luxe de la boîte. Le visage, les évents du front, deux tuiles 2x2 à l'insigne Autobot, deux tuiles vierges pour ceux qui préfèrent la discrétion, des tuiles 2x4 imprimées sur les jambes, des cuisses imprimées, une tuile à l'abeille cachée derrière le pare-brise et une seconde au revers de la plaque. Sur un modèle sous licence, c'est beaucoup plus que l'usage.
La planche d'autocollants est petite. Elle porte deux plaques d'immatriculation au choix, l'une pour le nom du personnage, l'autre pour Goldbug, son identité ultérieure, les deux datées du 17 septembre 1984, jour de la première diffusion du dessin animé. Les autocollants de pare-chocs ajoutent un « Roll Out » et un « I Love Cybertron ». La plaque descriptive reprend enfin les statistiques du jouet d'origine, avec une force à 2, une puissance de feu à 1 et un courage à 10.
Avant lui, après lui
Le personnage vient de loin : il naît au Japon en 1983 sous le nom de Microchange Wagen, avant d'entrer dans la mythologie Transformers comme l'éclaireur du groupe, le petit qui ne renonce jamais. LEGO a choisi la racine Volkswagen plutôt que la Camaro des films récents, et c'est le bon arbitrage pour un set de la gamme Icons.
Côté catalogue, la ligne est courte et lisible. Elle commence en 2022 avec 10302 Optimus Prime, 1 508 pièces à 179,99 €. Bumblebee arrive en juillet 2024, deuxième volet et seul des trois sous les 100 €. Puis vient en 2025 le 10358 Soundwave, 1 502 pièces à 179,99 €, qui donne enfin un Decepticon à la collection. Trois sets en quatre ans, selon le panneau du sous-thème (source : BrickEconomy), et une petite boîte annexe de 253 pièces à 24,99 € sortie la même année, qui redonne le personnage à qui veut juste une silhouette jaune sur un meuble.
Cette place de deuxième volet est l'un des arguments du set. Qui possède Bumblebee veut Optimus Prime, et qui possède les deux voudra Soundwave : la ligne est conçue pour appeler ses propres suites. Le revers est qu'elle reste jeune. Un sous-thème de trois sets ne prouve rien sur la durée, et il ne progresse que d'environ 4,6 % par an (source : BrickEconomy), ce qui ne récompense pas la patience. Ce que LEGO fera ensuite paraît balisé : d'autres figures de la première génération, puisque le joint de rotation existe désormais et que la méthode est validée deux fois.
C'est fait pour qui
Le fan de Transformers : oui, sans réserve. La fidélité au design de 1984 est là où elle compte, dans la tête, les jambes et les clins d'œil, jusqu'à la date de diffusion gravée sur la plaque d'immatriculation. Et possédant déjà Optimus Prime, il obtient un compagnon à l'échelle de la gamme, même si les tailles relatives ne respectent pas celles du dessin animé.
Le constructeur : oui. Vingt-quatre étapes de transformation, un montage mené à l'envers et un joint inédit à comprendre : la boîte apprend quelque chose sur ce que la brique encaisse en articulation, et c'est le vrai intérêt du montage.
La famille : non. La transformation n'est pas intuitive, elle demande de savoir où la brique encaisse la pression, et le modèle sort du pliage avec des panneaux mobiles qui gênent la main. Entre les doigts d'un enfant, ça se tord.
Score BrickInsiders
Critère | Score | Justification |
|---|---|---|
Sujet iconique | 2/2 | Première version : premier Bumblebee au catalogue LEGO, Autobot culte du dessin animé de 1984 |
Thème fort | 0/2 | Le sous-thème Transformers ne progresse que d'environ 4,6 % par an |
Minifigs exclusives | 0/1 | Aucune figurine dans ce set, c'est le robot lui-même qui fait la figurine |
Distribution limitée | 1/1 | Exclusivité LEGO Store, jamais proposé par les autres revendeurs |
Durée de commercialisation | 1/2 | Vingt-quatre mois en rayon, une carrière courte sans être des plus brèves |
Série à compléter | 1/1 | Deuxième Transformers LEGO : il manque Optimus Prime et Soundwave pour réunir les trois |
Exposable | 1/1 | Figurine articulée de 25 cm livrée avec sa plaque descriptive, faite pour l'étagère |
Zone de prix | 2/2 | 89,99 €, en plein dans la zone idéale 80-150 € |
Coup de cœur | 0/1 | Sept avis relevés sur vingt-trois restent en réserve, surtout sur le mode véhicule et les épaules |
Total | 8/13 |
Huit sur treize, et c'est exactement la borne de la Target list : un point de moins et ce set redescend en simple surveillance. Ce point tient au sous-thème, qui n'a que trois sets pour faire ses preuves. Un rythme d'appréciation plus vif le ferait remonter sans qu'une ligne du modèle change.
Les 10 signes qu'un set mérite une place dans votre collection
Ce que tu paies vraiment
950 pièces pour 89,99 €, soit 0,09 € la pièce. Sur une licence externe, c'est remarquable : les deux autres Transformers de la gamme demandent 179,99 € pour environ 1 500 pièces, donc 0,12 € l'unité. Bumblebee est la seule des trois boîtes où la taxe de licence ne se voit pas dans le ratio.
Au 6 octobre 2026, le moins cher relevé chez les marchands suivis était 83,69 € chez Carrefour, soit 93,68 € port compris avec 9,99 € de livraison, pour un prix catalogue de 89,99 €. Le prix affiché était donc sous le catalogue et le colis au-dessus : la remise existait bien, le port l'a annulée, et le lecteur payait un peu plus que le prix de lancement.
Ce que le prix catalogue masque, en revanche, est plus gênant. Une partie de ces 950 pièces construit un mode véhicule que presque personne n'exposera, et une autre partie construit la mécanique qui permet d'y aller. Le ratio flatte donc le set davantage que l'objet fini.
Mon seuil
Mon prix d'achat est 67 €. Deux faits du dossier tirent en sens inverse et je me place au milieu plutôt que de trancher sans raison. D'un côté le retrait est consommé depuis fin juillet 2026, donc le robinet du neuf est fermé. De l'autre le sous-thème ne s'apprécie que d'environ 4,6 % par an (source : BrickEconomy), ce qui ne justifie pas de payer cher pour attendre.
Au 6 octobre 2026, le marché demandait encore 93,68 € port compris, donc mon seuil n'était pas atteint et j'attends une baisse d'environ un quart. Ce qui le ferait bouger à la hausse : un troisième Transformers qui transforme la ligne en vraie collection et rend le deuxième volet nécessaire. Ce qui le ferait bouger à la baisse : rien, 67 € est déjà le prix auquel je trouve cette boîte intéressante malgré son mode véhicule.
La fenêtre
Le set a été retiré fin juillet 2026 (source : Bricktap), après vingt-quatre mois de commercialisation. Deux ans, c'est une carrière pleine pour un set de cette gamme, et ça veut dire que la boîte a été largement diffusée pendant toute sa période de vente. Il ne sera plus au catalogue, et c'est tout ce que cette durée autorise à affirmer.
La thèse
Mon scénario central part de mon entrée à 67 €. La projection à un an après retrait place le set à 104,98 € à l'horizon fin 2027 (source : BrickEconomy), un horizon que BrickEconomy situe plus tard que la date de retrait qui fait foi. Cela donne +56,7 % depuis mon seuil, et ce chiffre demande une nuance : 104,98 € est à peine plus que les 93,68 € que le set coûtait déjà, port compris, au 6 octobre 2026.
Mon scénario conservateur suppose qu'il ne se passe rien. Si le marché ne bouge pas et reste au niveau demandé par les revendeurs au 6 octobre 2026, soit 93,68 € port compris, mon entrée à 67 € rapporte 39,8 %.
Ma condition d'invalidation est la bande à cinq ans, donnée entre 99 € et 110 € (source : BrickEconomy). Si elle se vérifie, la courbe s'aplatit juste après le premier palier, et cinq ans de détention rapportent moins de vingt euros au-dessus du prix catalogue. Dans ce cas, toute entrée au-dessus de 75 € tue la thèse : il ne resterait qu'un objet à garder pour son mécanisme. Le second signal est le mode véhicule : un modèle exposable de face et dans une seule de ses deux formes se revend plus mal.
People Also Ask
Question | Réponse |
|---|---|
Combien coûte le LEGO 10338 Bumblebee ? | Son prix catalogue est de 89,99 €, pour 950 pièces, soit 0,09 € la pièce. Au 6 octobre 2026, le moins cher relevé chez les marchands suivis était 83,69 € chez Carrefour, soit 93,68 € une fois les 9,99 € de livraison ajoutés, donc un peu au-dessus du prix de lancement. |
Le LEGO 10338 Bumblebee est-il retiré ? | Oui. Sorti le 1er juillet 2024, il a été retiré fin juillet 2026 (source : Bricktap), après vingt-quatre mois de commercialisation. Il était vendu en exclusivité par le LEGO Store, sans jamais être proposé par les autres revendeurs pendant sa carrière commerciale. |
Combien de pièces contient le set et quelle taille fait-il ? | 950 pièces. Le robot mesure 25 cm de haut debout, et le mode véhicule fait 22 cm de long pour 8 cm de haut et 11 cm de large. Il est conçu pour tenir à l'échelle du 10302 Optimus Prime en mode robot. |
Le set contient-il des minifigurines ? | Aucune. Le modèle est lui-même une figurine articulée, livrée avec un canon à ions, un jetpack amovible et une plaque descriptive reprenant les statistiques du jouet de 1984. Les accessoires remplacent ici le casting habituel d'un set Icons. |
Bumblebee se transforme-t-il vraiment ? | Oui, en vingt-quatre étapes, et sans démonter le modèle : seul le pare-brise se détache pour devenir le jetpack du robot. Un joint de rotation Technic double, créé pour ce set, assure la liaison entre les sections avant et arrière. |
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Reynald (ReyBrick)
Passionné de LEGO qui distingue le set qui compte du set qui passe. Star Wars · Speed Champions · Icons · Ideas · Winter Village
Depuis 2023, j'analyse les sets LEGO pour comprendre ce qui les rend désirables sur le long terme. Je partage cette lecture sur brickInsiders pour aider les collectionneurs à faire les bons choix au bon moment.