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    Le transport d’assaut de classe Acclamator - Image 1
    Star Wars#75404

    LEGO 75404 Le transport d’assaut de classe Acclamator : un montage soigné pour un sujet de second rang

    18+450 pièces
    Score brickInsiders3 / 13
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    Sortie2025
    Retiré lejuillet 2026

    Prix marchands

    Prix LEGO 49,99 €

    5 marchands · relevé le 13 octobre 2026

    Meilleur prixGalaxus48,54 €port gratuit−3 %(nouvel onglet)
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    Je ne garde pas le LEGO 75404 Le transport d’assaut de classe Acclamator dans ma collection, et le montage n’y est pour rien. Le modèle est juste, ses angles sont tenus, ses décorations sont toutes tampographiées. Ce qui le coince, c’est son sujet : le vaisseau qui débarque l’armée de clones sur Geonosis reste le petit frère méconnu du Venator, et la boîte est la plus maigre de sa collection. Sur une étagère déjà fournie, c’est un bon second couteau. Comme pièce que l’on paie plein tarif, il ne tient pas.

    Ce que LEGO a fait

    Des angles tenus à une échelle qui ne pardonne pas

    La description de LEGO donne les cotes du vaisseau monté : 23 cm de long, 13 cm de large, 15 cm de haut. Pour 450 pièces, c’est une densité respectable, et le designer l’obtient en partant d’un noyau de trois tenons de large qu’il élargit ensuite par des coins montés en SNOT. Les deux nouveaux coins biseautés 2x5 gauche et droit en gris clair font tout le travail sur la proue, là où la forme du vaisseau se resserre en pointe avec une série d’angles très faibles.

    Le détail que je retiens est ailleurs : la pente générale de la coque passe par le connecteur Technic plat apparu sur le casque de C-3PO, un élément que personne n’attendait sur un vaisseau. Les deux ailes sont solidarisées par des axes qui traversent deux briques Technic au centre du fuselage, et des plaques de transition orange permettent de poser une passerelle de quatre tenons sur un noyau qui n’en fait que trois. Les patins à roulettes servent deux fois, en batteries de turbolasers sur les flancs et en texture autour des réacteurs. La bande rouge foncé centrale s’affine vers l’avant grâce à des pentes 1x6x1, et le résultat à l’œil est exactement celui de l’écran.

    156 étapes, 99 pages d’instructions, quatre sachets, 21 couleurs : c’est dense pour trois quarts d’heure de montage, et c’est la meilleure chose de la boîte.

    Ce que la boîte rate

    Le vaisseau n’a pas de train d’atterrissage, ce qui est une vraie perte : la capacité à se poser directement sur une planète est précisément ce qui distingue un Acclamator d’un Star Destroyer. Les deux rampes de débarquement s’ouvrent sous le ventre, mais sans pieds pour poser l’engin, elles ne servent à rien. La passerelle de commandement est fragile, les réacteurs tiennent par des tenons Technic à faible friction qui ne rassurent pas, et la pente placée juste devant la passerelle est trop brutale par rapport aux coins qui l’encadrent. Le dessous reste correct, sans être propre : les aplats de gris foncé y donnent un aspect un peu rapiécé.

    Deux défauts de présentation, enfin. Le socle noir est celui de toute la collection, donc parfaitement calibré pour des vaisseaux plus volumineux, et l’Acclamator y paraît perdu. Et sur la plaque signalétique, le logo LEGO occupe une place qui écrase le nom du vaisseau.

    Le casting

    Il n’y a aucune figurine dans cette boîte, et ce n’est pas un oubli : c’est un produit d’exposition assumé, 18+, sans fonction de jeu. Le casting, ici, est celui des éléments.

    Quatre pièces sont inédites. La plaque 4x4 imprimée du socle porte le nom du vaisseau, la pente 1x6x1 à encoche arrive en rouge foncé pour la première fois, le carreau 2x2 reçoit le cercle rouge et le centre beige de l’insigne de la Navy républicaine, et le carreau 4x4 porte les rectangles rouge foncé de la bande centrale. S’y ajoutent des pièces rares plutôt que nouvelles : les coins biseautés 2x5 gauche et droit en gris clair, la pente 1x6x1 dans ce même gris pour seulement la deuxième fois, et une barre 4L bleue.

    Le point qui mérite d’être souligné est l’absence totale d’autocollants. Sur une maquette qui ne sert qu’à être regardée, tout tampographier est le bon arbitrage, et le prédécesseur direct de ce vaisseau à l’échelle UCS n’y avait pas eu droit. Petit regret sur l’insigne : le beige y est terne, et l’impression manque de contraste.

    La seule narration de la boîte tient à huit plaques rondes blanches posées sur les rampes, qui représentent les clones ou leurs navettes en attente de débarquement. C’est maigre à côté des petites scènes intégrées que les autres vaisseaux de la collection abritent. Le socle, lui, réserve deux emplacements couverts de grilles où poser une figurine que vous possédez déjà, ce qui est une attention correcte sur un set qui n’en livre aucune.

    Avant lui, après lui

    L’Acclamator avait été jusqu’ici très mal servi. Deux calendriers de l’Avent, une apparition dans la série des planètes, et rien d’autre : ce set est son premier modèle à une échelle qui permette de l’exposer. Son grand frère le Venator, lui, a eu droit à deux traitements de premier plan, en 2009 puis en 2023 avec une version à collectionner de très grande taille. Entre les boîtes de jeu pour enfants et ces monuments dont le Faucon Millenium est le symbole, il manquait une gamme intermédiaire : c’est exactement le créneau que LEGO a ouvert en 2024 avec la Starship Collection.

    Cette collection comptait sept vaisseaux entre 2024 et 2026 (source : BrickEconomy), et l’Acclamator y occupe une position précise : il est à la fois le moins cher et le plus petit des sept. Le Faucon à échelle moyenne en ouvre la série avec 921 pièces, le Tantive IV en compte 654, l’Invisible Hand 557, le Home One 559. Avec 450 pièces, l’Acclamator ferme la marche, et sa place sur l’étagère s’en ressent face à des voisins qui occupent franchement plus de volume.

    La suite est déjà écrite, et elle ne l’arrange pas. LEGO a sorti en 2026 un Venator à cette même échelle moyenne, 643 pièces pour 79,99 €, c’est-à-dire le vaisseau de la République que tout le monde connaît, au format de celui que personne ne réclamait. Pour le reste, l’éditeur continue de puiser dans l’ère des guerres clones, le réservoir le moins entamé du thème Star Wars.

    C’est fait pour qui

    Le fan de l’ère des guerres clones : oui, et c’est le seul segment franc. Ce vaisseau est celui qui dépose l’armée de clones au premier affrontement de Geonosis, et il n’avait jamais eu de modèle digne de ce nom. Si votre étagère porte déjà de quoi raconter cette période, par exemple le centre d’entraînement de Kamino, l’Acclamator ferme une case que rien d’autre ne fermera à ce format.

    Le constructeur : oui. 156 étapes pour 450 pièces, cela veut dire un montage serré où presque chaque étape pose peu de pièces mais change quelque chose. Les coins montés de côté sur la proue et le connecteur Technic plat de la pente de coque sont des solutions qui s’observent.

    La famille : non, et clairement. Aucune figurine, aucune fonction en dehors de deux rampes qui demandent un train d’atterrissage absent de la boîte, et un emballage adulte. Le vaisseau se tient dans la paume et accepte d’être promené, mais à 49,99 €, ce n’est pas l’usage à payer.

    Score BrickInsiders

    Critère

    Score

    Justification

    Sujet iconique

    0/2

    Sujet non iconique : un transport de clones que les retours de test jugent eux-mêmes loin d’être culte

    Thème fort

    0/2

    Le sous-thème des vaisseaux à échelle moyenne ne s’apprécie que d’environ 4,6 % par an

    Minifigs exclusives

    0/1

    Aucune figurine dans ce set

    Distribution limitée

    0/1

    Vendu partout, aucune exclusivité

    Durée de commercialisation

    1/2

    Dix-huit mois en rayon avant retrait, une carrière courte sans être éclair

    Série à compléter

    1/1

    La Starship Collection comptait sept vaisseaux de 2024 à 2026 et continue de s’étoffer

    Exposable

    1/1

    Maquette sur socle avec plaque signalétique, sans figurine ni fonction : pensée pour l’étagère

    Zone de prix

    0/2

    49,99 €, sous la zone idéale de 80 à 150 €

    Coup de cœur

    0/1

    Trois avis relevés franchement enthousiastes sur vingt-six, contre huit en réserve, surtout sur le prix

    Total

    3/13

    Deux points séparent ce 3/13 de la zone de surveillance, et aucun critère ouvert ne peut les porter : le prix public, l’absence de figurine et la distribution large sont figés. Seul l’accueil critique pouvait encore bouger, et il vaut un point.

    Les 10 signes qu'un set mérite une place dans votre collection

    Ce que tu paies vraiment

    450 pièces pour 49,99 € de prix catalogue, cela donne 0,11 € la pièce, un ratio ordinaire sur du Star Wars. Le problème n’est pas là. Il est dans ce que ces 450 pièces construisent : le socle en consomme une part qui ne va pas dans le vaisseau, et le modèle qui reste est le plus petit de sa collection. À 49,99 €, on achète un objet qui disparaît visuellement à côté d’un Faucon de 921 pièces affiché 84,99 € dans la même gamme.

    Au 6 octobre 2026, le moins cher port compris était 48,54 € chez Galaxus, livraison incluse, pour un prix catalogue de 49,99 €. Une remise réelle, donc, mais mince : huit offres étaient suivies à cette date et aucune ne descendait franchement.

    Mon seuil

    Je rentre à 32 €. Deux éléments du dossier me placent là. La collection ne s’apprécie que d’environ 4,60 % par an (source : BrickEconomy), ce qui ne justifie pas de payer cher une entrée ; et au 6 octobre 2026 aucun canal suivi ne le soldait vraiment, le moins cher port compris étant 48,54 € chez Galaxus pour un catalogue à 49,99 €, ce qui m’interdit de tabler sur un effondrement.

    Le marché demandait donc encore 48,54 € quand mon seuil est à 32 €, et j’attends. Ce qui me ferait bouger : un déstockage réel après retrait, le genre d’opération que les enseignes passent sur les références mortes de leur catalogue.

    La fenêtre

    Le set est retiré depuis juillet 2026 (source : Bricktap). Il a donc tenu dix-huit mois au catalogue, pour une moyenne de vingt mois sur la Starship Collection (source : BrickEconomy) : un peu moins que ses voisins, pas assez pour en faire une édition courte.

    Ce qui est acquis, c’est qu’il ne reviendra pas au catalogue. Cela vaut pour le modèle comme pour ses quatre impressions inédites, qui ne se retrouveront pas ailleurs tant que LEGO ne les réemploie pas.

    La thèse

    Scénario central. La projection de BrickEconomy place ce set à 58,28 € à l’horizon de la fin 2027 (source : BrickEconomy). Depuis mon entrée à 32 €, cela fait environ 82 %. Ce chiffre ne tient pas qu’à l’arithmétique de ma décote : un membre de cette collection a déjà fait ce chemin, l’Invisible Hand, retiré, 557 pièces pour 52,99 € de prix public et une progression de +32,8 % (source : BrickEconomy), et c’est un sujet de la même ère. L’horizon compte aussi : il tombe quinze mois après le retrait.

    Scénario conservateur. Si le marché ne bouge pas et reste au niveau demandé par les revendeurs au 6 octobre 2026, soit 48,54 € port compris, mon entrée à 32 € rapporte environ 52 %.

    Condition d’invalidation. Elle est dans la projection elle-même. À cinq ans après retrait, BrickEconomy annonce une fourchette de 55 à 61 € (source : BrickEconomy), c’est-à-dire la même bande qu’à un an. Si rien ne se passe d’ici fin 2027, rien ne se passera après, et l’argent dort. Le second signal d’invalidation est le Venator à échelle moyenne sorti en 2026, 643 pièces pour 79,99 € : il offre au collectionneur le vaisseau républicain que tout le monde reconnaît, au même format. L’autre membre retiré de la collection, le Tantive IV, est d’ailleurs à -12,0 % (source : BrickEconomy) avec un sujet bien plus célèbre, ce qui suffit à montrer que cette gamme ne monte pas d’un bloc.

    Le LEGO 75404 est un bon objet mal placé : juste dans sa forme, maigre dans son volume, et attaché à un vaisseau que la moitié des amateurs de Star Wars ne nomme pas. À 32 €, je le prends pour fermer une case. Au prix catalogue, je passe.

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    Question

    Réponse

    Combien coûte le LEGO 75404 ?

    Son prix public est de 49,99 € pour 450 pièces, soit 0,11 € la pièce. Au 6 octobre 2026, le moins cher port compris chez les marchands suivis était 48,54 € chez Galaxus, livraison incluse, sur huit offres relevées à cette date.

    Le LEGO 75404 est-il retiré du catalogue ?

    Oui. Il est sorti en janvier 2025 et a été retiré en juillet 2026 (source : Bricktap), soit dix-huit mois de commercialisation. La moyenne de la Starship Collection s’établit à vingt mois (source : BrickEconomy), ce qui ne fait pas de lui une édition courte.

    Combien de figurines contient le LEGO 75404 ?

    Aucune. C’est une maquette d’exposition pour adultes, livrée avec un socle et une plaque signalétique imprimée. Le socle réserve toutefois deux emplacements couverts de grilles, où poser une figurine issue de votre propre collection si vous voulez accompagner le vaisseau.

    Combien de temps faut-il pour monter le LEGO 75404 ?

    Environ trois quarts d’heure, réparties sur quatre sachets numérotés et 156 étapes. Le montage est dense plutôt que difficile : beaucoup de petites pièces, des coins montés de côté sur la proue, et un notice de 99 pages. Le modèle fait 23 cm de long, 13 de large et 15 de haut.

    Le LEGO 75404 est-il un bon investissement ?

    Non à mon sens : il obtient 3 sur 13 au Score BrickInsiders, verdict « Passez ». Aucune figurine, aucune exclusivité, un sujet peu connu et une collection qui ne progresse que d’environ 4,60 % par an (source : BrickEconomy). La projection à cinq ans reste proche de celle à un an.

    brickInsiders est une marketplace LEGO. Les sets analysés peuvent être disponibles à l'achat sur la plateforme. Notre analyse éditoriale est indépendante de l'offre commerciale.

    R(

    Reynald (ReyBrick)

    Passionné de LEGO qui distingue le set qui compte du set qui passe. Star Wars · Speed Champions · Icons · Ideas · Winter Village

    Depuis 2023, j'analyse les sets LEGO pour comprendre ce qui les rend désirables sur le long terme. Je partage cette lecture sur brickInsiders pour aider les collectionneurs à faire les bons choix au bon moment.

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